Si l'on rend au mot "miracle" son sens étymologique, le Tarot de Marseille représente véritablement un miracle au sens où il est digne d'être regardé et pris en considération et il s'agit bien de regard, puisque le Tarot constitue un langage optique mettant en action et sollicitant en nous la part de notre être qui sait déjà.
Il est une des multiples incarnations de la connaissance humaine. Sa provenance exacte demeure inconnue.
Son origine est syncrétique, on a découvert en Chine des images proches du Tarot et datant du 12e siècle, les lames contiennent des références chétiennes, hébraïques, orientales, etc...
Les premiers jeux de cartes apparaissent en Europe au 14e siècle, d'après les textes, les premières traces du Tarot datent de 1377, le 30 août 1381 se trouve consignée l'existence d'un jeu de cartes dans les archives d'un notaire de Marseille. Ce serait là l'origine de notre jeu actuel qui a conservé la même structure : 78 lames, 22 majeures, 56 mineures.
Diverses interprétations verront le jour à travers les siècles (Tarot de Charles VI, Minchiate, Visconti-Sforza, etc...) .
Tous sont issus du Tarot initial et ce Tarot de Marseille demeure une réference de base dans l'étude du symbolisme.
Des variantes existent en fonction des cartiers.
Personnellement, c'est avec avec l'Ancien Tarot de Marseille du cartier Paul Grimaud que je me sens en affinité.
Au cours des consultations, il permet de prendre conscience des diverses énergies en présence, de la façon dont elles se présentent et s'articulent autour d'une situation ou d'un sujet donné, les axes de travail se dégagent de l'ensemble.
Utilisé en formation ou en atelier, en individuel ou en groupe, il ouvre à la mise en situation et à l'expérimentation concrète du thème étudié.
Qu'il s'agisse d'une orientation symbolique ou analytique, le
Tarot de Marseille se présente comme le support de projection idéal.